The World is Everything

Vendredi, 21 septembre 2007

Il salue le public de la Cigale les deux mains jointes, en s’inclinant. Ses acolytes (Steve Jansen, Théo Travis, Keith Lowe et Takuma Watanabe) et lui viennent de terminer le 2e rappel avec “Wonderlust”.

Se termine une heure et demi de bonheur où se sont succédés des titres de sa dernière formation, Nine Horses (“Wonderful World”, “Snow Borne Sorrow”, “Atom & Cell”) avec des titres de ses anciens albums (“Brilliant Trees”, “Fight The Bullfight”,”Ride”, “Fire in the Forest”, “Mother & Child”) de titre de Rain Tree Crow (“Every Colour You Are”) ou encore des collaborations avec Ryuichi Sakamoto (“World Citizen”) ou the Readymades (“Sugarfuel”).

L’homme ne fait pas danser les foules et n’est pas très bavard. Son long corps mince sanglé dans une chemise et un pantalon noirs, il chante et joue de la guitare assis, tout le long du concert. Les morceaux s’enchaînent les uns après les autres (certains sont même enchaînés sans rupture, voire imbriqués dans d’autres), avec un “Thank you” sobre et presque distant (timide ?) quand le public l’ovationne à la fin de chaque morceau. Tout au plus, à deux ou trois reprises, fait-il un petit commentaire pour présenter les titres qui sont des collaborations avec d’autres artistes ou introduire les autres musiciens.

Mais nul besoin de beaucoup de mots, à vrai dire. L’entendre chanter suffit. L’écoute est presque religieuse; le silence se fait dès les premières notes; puis la voix… la voix…grâve et vibrante, suave mais pas affectée… ce qui m’a conquis les premières fois où je l’ai entendue. Et puis son univers : mélange de sonorités jazz, d’électronique, d’ambient, quelques notes de piano ou accords à la contrebasse, qui donne à sa musique ce ton très particulier.

Son univers musical inspire le respect. Il a l’assurance du mien, inconditionnel, depuis longtemps…

Namaste, David Sylvian.

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