Nuit Blanche
Mercredi, 10 octobre 2007
C’est en différé (et pas qu’un léger différé
) que je vous invite à partager mon parcours de la Nuit Blanche de cette année…Première étape à Notre Dame : un peu trop tard pour les chants grégoriens (et je le regrette fort) mais quelques partitions aux grandes orgues tout à fait agréables, avec un sentiment de quiétude malgré la foule des visiteurs.
Ensuite, après avoir rejoint des amis au restaurant où ils avaient dîné, nous avons commencé notre petit périple… sur le trottoir d’en face : au Cloître des Billettes, où, chaque année, on peut trouver une installation. Cette année, “Lumière luminescente” était présentée par Asdrubal Colmenarez et Gilles Harles, sous la forme d’une structure (en polystyrène expansé vraisemblablement) suspendue et réfléchissant une lumière noire.Un rapide tour de cloître, deux ou trois photos… et nous sommes partis vers l’Eglise St Merri, rue de la Verrerie. Là, vu le monde qui sortait alors que nous arrivions, nous venions manifestement de manquer ce qu’il fallait voir… et c’était le cas ! Puce Muse présentait un spectacle numérique, alliant images projetées sur la nef de l’église et musique, le public participant, en direct, avec le maître d’oeuvre, à la création de l’ambiance par un Méta instrument et un système de joysticks. J’ai su lundi, par une collègue, que c’était une des manifestations de la Nuit qu’elle avait préféré. Ca avait l’air vraiment bien. Raté !Alors, on a traversé l’Eglise, longé la fontaine Stravinski, et pris la direction de St Eustache, sur la façade de laquelle étaient projetées des vidéos de bodybuilders (homme et femme) agés enchainant des poses et des exercices. C’était (de manière évidente, bien entendu), je cite le site (…
), “une démonstration subversive mais avec beaucoup d’humour du déplacement du culte de l’esprit vers celui du corps”. Tout le monde s’en est aperçu…
Le but ultime de ce parcours était, avouons-le, le Jardin des Tuileries, pour voir la Nuit Ardente. Ca, pour sûr, c’était chaud… mais uniquement quand on s’approchait trop près des boules… de feu
. Le feu m’a toujours attiré et fasciné (je vous laisse deviner ce que j’allais mettre dans les parenthèses) et j’ai pris beaucoup de plaisir à arpenter le Jardin, avec ses surprises, tranquilement, en prenant le temps qu’il faut, et quelques photos :
Le plus intéressant était tout de même l’enfilade de ces boules composées de dizaines de pots de fleurs enflammés. En point d’orgue de la perspective, la grande roue qui trône à l’entrée du Jardin avec, en son centre, suspendu par une très grande grue, une installation du même type, quasi lustre baroque pendu au milieu d’un plafond d’étoiles.Je ne vous livre qu’une photo ici mais vous trouverez la galerie complète (des photos plus grandes, téléchargeables et tout et tout) sur mon album web .
Mais notre promenade ne s’est pas terminée là. Nous étions près de la Rue Royale. Direction la Galerie du même nom, pour une pause fun et dance, très sympathique : Pierre Giner a créé toute une série de personnages en 3D, modélisés et animés par capture de mouvement, et les a fait danser au son de plusieurs sets de Djs. Vraiment chouette ! Une carte-mémoire pleine m’a empêché de faire un film digne de ce nom mais je vous livrerais prochainement un ou deux extraits vidéo de ce que j’ai pu en saisir…Ensuite, mon sens de l’orientation légendaire nous a fait prendre le rue du Faubourg St Honoré dans le mauvais sens (on cherchait l’Eglise Notre Dame de l’Assomption…) et nous avons du revenir sur nos pas, pour finalement et un peu en désespoir de cause, nous retrouver à la Madeleine, où se tenaient les Souffleurs commandos poétiques qui, du haut de leurs arbres métalliques, vous chuchotaient leurs secrets polyglottes à l’oreille, à l’aide de longs tubes fluorescents bleus… Ambiance presque feutrée mais en tous cas reposante. Je n’ai pas réussi toutefois à devenir le détenteur d’un de leurs secrets.Il se faisait tard en sortant et chacun de nous a pris le chemin du retour. Pour ma part, il me restait mes pieds et Vélib’. Je n’ai déçu ni les uns, ni l’autre… Vélib’ ne m’emmenant de toute façon qu’à l’entrée du boulevard Victor Hugo à Neuilly.C’était une bien belle soirée, réussie aussi grâce à la clémence du temps et, j’imagine, à l’euphorie générée par la victoire des Bleus contre les All Blacks. Rendez-vous est pris pour la prochaine Nuit… et pour leur victoire, du moins c’est ce qu’on leur souhaite (je ne vais pas aller jusqu’à prendre rendez-vous pour une nuit avec les Bleus……… quoique ?!
)
P & G
Lundi, 24 septembre 2007
Non, je n’ai pas fait une erreur dans le titre, en voulant donner l’endroit où je suis allé faire un tour cet après-midi… ce n’était pas un après-midi shopping
!
C’était le dernier jour de l’expo “Pierre et Gilles”, et pour rester tout à fait égal à moi-même, il a fallu que j’attende ce jour-là pour enfin me décider à y aller. Et je ne le regrette pas ! Tout a contribué à ce que la première moitié de l’après-midi soit parfaite : un beau soleil, deux très bons amis, E. et R., qui m’accompagnaient, et cette expo, que j’ai trouvée tout à fait réussie.
D’abord le lieu… Bien qu’habitant la région parisienne depuis bientôt 12 ans, j’ai un peu honte d’avouer que je n’étais pas encore allé au Jeu de Paume. Et ce n’est pas le pire que j’aie à avouer
… Mais peu importe pour l’instant
: j’ai trouvé l’endroit agréable à arpenter, tout à fait adapté à des expositions de taille moyenne, comme c’est (c’était) le cas pour celle-ci. Beau bâtiment de plus, réaménagé entre 1987 et 1991 avec de larges percées vers l’extérieur, ce qui en fait un espace très lumineux.
Je ne connaissais que quelques oeuvres de Pierre et Gilles, vues dans les magazines, sans avoir cherché à m’y intéresser davantage. J’ai retrouvé l’imagerie idéalisée, un peu kitsch, très colorée et impudique que j’avais en tête (“Le Petit Jardinier”, “Saint Sébastien” etc…) mais nettement plus intéressante à regarder en grand format (certaines photos tout spécialement
) et accrochée dans des cadres très travaillés, en bois, en métal, en plastique… rarement sobres mais mettant très bien les photos en scène, des oeuvres en soi pour certains.
Un coup de coeur pour un superbe portrait d’un jeune homme qui s’appelle Axel. Malheureusement je ne me souviens plus du titre de la photo
ups: . J’essaierai de vous le retrouver (le titre bien sûr… Axel, si je le trouve, désolé mais je le garderai pour moi
). Les clins d’oeil vidéo de la salle de documentation étaient très sympa aussi.
Tout n’était pas exposé (trente années de travail, ça n’a pas dû être simple à résumer…) mais ça m’a donné envie de m’attarder un peu plus dans le détail sur certains thèmes ou séries de photos. L’objectif sous-jacent d’une telle exposition est atteint en ce qui me concerne
!
Après l’expo, une petite ballade dans le Jardin des Tuileries et puis un petit verre dans le Marais, avec d’autres amis qui sont venus nous rejoindre, pour clôturer l’après-midi… et un week-end fort sympathique !