Si j’étais à ta place…
Dimanche, 11 novembre 2007
Discussion dans un bar du Marais hier soir, avec quelques amis… et une petite phrase lancée par l’un d’eux, à propos d’un homme plus âgé (il semblait avoir plus de 60 ans) présent dans le bar, du style : “Si j’étais à sa place, je ne viendrais pas ici…”.
Y. a réagi le premier et j’ai enchaîné, un peu choqués que nous étions de ce jugement à l’emporte-pièce, de cette catégorisation (tellement présente dans le milieu pédé, notamment parisien) sans appel, de ce qui laissait poindre un fond d’intolérance. Et l’ami en question de nous assurer que nous l’avions mal compris, qu’il voulait dire qu’à cet âge, il ne viendrait plus dans les bars, qu’il se sentirait mal à l’aise devant le regard des autres et, à moins qu’il continue à plaire (sic), ferait le choix de se mettre en retrait, pour ne pas être hors-contexte. En tous cas, il ne jugeait pas l’homme personnellement, il émettait juste une opinion personnelle.
Dans mon esprit, le “si j’étais à sa place…”, cela revient pourtant bien à un jugement et c’est imposer son propre référentiel, son propre mode de pensée, ses propres critères, en mettant complètement de côté le fait qu’en l’occurence, cet homme avait fait le choix d’être dans ce bar, parce qu’il en avait envie ou quoi que ce soit d’autre, et que ce choix se devait d’être respecté en tant que tel.
Bref, tout ça se résume à une erreur manifeste de vocabulaire (on va le prendre comme tel en tous cas) et il n’y a pas de quoi fouetter un chat, me direz-vous…
En fait, c’est ma réaction qui m’a le plus surpris: la manière dont je suis parti au quart de tour et la (quasi) agressivité avec laquelle j’ai cherché à le convaincre qu’il s’était mal exprimé. Cela m’arrive tellement rarement. Qu’est ce que j’ai voulu exprimer moi-même par là ? A bien y réfléchir, j’ai bien peur de n’avoir extériorisé que mon propre malaise et m’être révolté contre ce que j’imagine que les autres disent à propos de moi, dans quelle catégorie ils me placent et les jugements qu’ils portent. Bien sûr, les jugements en question ne font pas de moi quelqu’un qui a ”du succès”. Parce que je n’arrive pas à en faire abstraction, cela m’empêche souvent d’agir en société (principalement dans la recherche de l’homme avec lequel j’aimerais faire un bout de chemin, mais aussi pour un simple “coup”) et je rate certainement beaucoup de choses. Cela devient bien lourd à porter, parce que les années passent…
Paradoxalement, cela ne me fait pas foncièrement agir différemment ou changer ma façon d’être ou changer mon apparence, parce que je continue malgré tout de croire que quelqu’un va bien finir par faire la démarche de venir vers moi et m’apprécier pour ce que je suis; et je ne souhaite pas particulièrement m’imposer plus de contraintes que je n’en ai déjà, pour un résultat qui ne sera vraisemblablement pas à la hauteur, et surtout, qui ne me ressemblera pas.
Je vais donc continuer d’être moi. Mais gare à celui que je croiserai et qui me dira “Si j’étais à ta place” !!
Ma couleur
Dimanche, 4 novembre 2007
Vu sur le site de vincen-t et immédiatement testé
… la couleur associée au jour de mon anniversaire : vert gui (mistletoe). Il est tout de même assez intrigant de voir qu’elle correspond quasiment à la couleur du bandeau du thème que j’ai choisi pour ce blog…
Et voilà le commentaire associé (en anglais), c’est-à-dire plus ou moins (mes excuses aux bilingues anglais pour cette traduction certainement assez littérale
) :
“Vous avez un esprit actif et un don pour l’intuition. Très sensible, vous devez vous prémunir contre les excès d’inquiétude et de doute sur vous-même. Vous avez un sens du devoir fort et vous fonctionnez mieux êtes au meilleur de vos capacités quand vous faites quelque chose qui fait une différence dans le monde. Trouver La recherche d’un équilibre entre le besoin de partager et le besoin de rester autonome est un thème commun à ceux qui sont nés ce jour-là. Votre couleur met en avant la notion d’équilibre. La porter, penser à cette couleur ou vous en entourer apaise votre agitation mentale et votre inquiétude.”
Ce n’est bien entendu pas à moi de dire si tout cela est vrai ou pas, et je laisse le soin à ceux qui me lisent et me connaissent déjà de me dire si cette description me ressemble…
Allez, les commentaires sont ouverts !
Merci à vincen-t, et à toli !
44
Dimanche, 4 novembre 2007
Je reprends mes petites chroniques hebdomadaires en passant très brièvement sur la semaine 43, sans intérêt spécifique, à part la deuxième journée de ma formation : plus intéressante à mon avis que la première, parce que plus en phase avec mes problématiques quotidiennes, notamment sur l’écoute et les techniques pour appréhender les critiques. Je ne suis pas encore tout à fait sûr que la mise en pratique d’ici à la troisième session sera plus évidente que la fois précédente, mais les opportunités se présenteront vraisemblablement plus souvent…
La semaine 44 aura été très courte au bureau : 2 jours seulement puisque j’ai pris ma journée mercredi et que nous avons fait le pont vendredi. Un des aspects très confortables de ma boîte, c’est que nous avons beaucoup de jours de RTT, puisque nous continuons de travailler 39 heures dans la semaine. Nous faisions déjà tous les ponts avant que les 35 heures se mettent en place, et cet usage a été maintenu. Le tout mis bout à bout, avec en plus la récupération des jours fériés qui tombent un week-end, fait que nous avons… dois-je le dire… allez… 5 semaines de RTT
, en plus des 5 semaines légales de congés payés
. Tout n’est pas aussi confortable malgré tout, je vous assure…
Un long week-end de 5 jours, donc, tout à fait bienvenu pour tenter de sortir de cette impression de fatigue qui est la mienne en ce moment. Ca commence à m’inquiéter d’ailleurs parce que la période de l’année qui est la plus chargée pour moi (de janvier à mars) n’est pas encore là; je n’ai manifestement pas tiré bénéfice de mes vacances d’été et je me demande comment je vais réussir à tenir le choc pendant cette période, qui se déroulera, qui plus est, dans un contexte encore plus difficile qu’il ne l’est d’habitude… Dommage que je ne puisse pas vraiment déléguer… hummm, je vais peut-être quand même y réfléchir…
Le programme du week-end n’a pas été trop chargé, à dessein :
- un dîner dehors mardi soir, avec Y., F. et J., un ami américain que je n’avais vu depuis plusieurs semaines
- un ciné mercredi soir, avec E. et Em., pour aller voir “L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford”. Je n’ai pas le talent de certains pour décrire ce que j’ai aimé ou pas dans un film (je remercie au passage Matoo pour ses articles, toujours pertinents et très bien écrits) mais je l’ai aimé, c’est un fait : une très belle image, l’esthétisme très réussi de certaines scènes (les scènes de neige ou encore l’arrivée du train au début du film), Brad Pitt et (surtout) Casey Affleck très imprégnés de leur rôle et très présents à l’écran; le rythme était un peu lent, certes, mais cela ne m’a pas réellement gêné, ayant réussi à rentrer dans le film; bref, une autre façon de voir le western, plus en phase avec ce que j’aime ! Un bon point pour les cinemas MK2 (nous étions au MK2 Bibliothèque) où on n’est pas (encore) confronté à la foule qu’on trouve par ailleurs dans les UGC, où je vais habituellement; et pour le confort de leurs fauteuils, même si je n’ai pas encore eu l’opportunité de tester l’option “2 places”
…
Continuons le programme :
- une EVS jeudi soir (“Escapade à Vocation Sexuelle”) pour garder la forme
(il faut quand même qu’il y ait des avantages à ne pas être en couple)
- dans un autre genre, j’ai passé la soirée de vendredi soir avec mes parents
- samedi soir, c’était avec quelques amis, dans le Marais (là, je me suis tout de même couché à 4 heures du matin; dans le style “reposant”, c’est pas top…)
- enfin, aujourd’hui, j’ai joué à la larve parfaite, sauf pour concocter ce petit article; et je dois avouer que, dans ce registre, je suis loin d’être mauvais (je parle de la larve parfaite, bien entendu
!)
Tout ceci s’est plutôt déroulé le soir, vous l’aurez constaté. C’est un peu mon problème, globalement : quand je ne travaille pas, j’ai (une fâcheuse) tendance à me mettre en route assez tard (il ne vaut mieux pas me demander quoi que ce soit le matin, sauf avec d’excellentes raisons) et je décale volontiers l’heure de me coucher, même si je suis chez moi, à 1h, 2h voire 3h du matin. Rien de catastrophique en soi, mais quand il faut reprendre un rythme de semaine de travail, la transition ne se fait pas sans heurts…
Est-ce-que je ne devrais pas songer à étudier la question d’un peu plus près pour expliquer ma fatigue de ces dernières semaines
?! Pas si bête…
!!