39
Dimanche, 30 septembre 2007
Raté ! Ce n’est pas aujourd’hui mon anniversaire ! C’est bien l’âge vers lequel je tends mais il n’arrivera qu’en août 2008
… pas trop déçus j’espère ?!
En fait, 39, c’est le numéro de cette semaine. Je ferai, à compter de ce jour, un petit récapitulatif de ce qui s’est passé pendant les 7 derniers jours (ce qui s’est passé d’intéressant du moins ou, en tous cas, qui mérite un tant soit peu que je m’y attarde). Ce seront vraisemblablement des articles dans lesquels je parlerai essentiellement de mon travail, parce qu’il est vrai que cela m’occupe une bonne partie de la semaine. Mais j’espère que j’aurai aussi de plus en plus d’autres choses à raconter
!
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Mardi, j’ai débuté une formation en management. C’était la première session d’une série de six, réparties sur le prochain semestre. Bonne formule : souvent quand on est en formation pendant plusieurs jours consécutifs, les derniers jours sont presque pénibles et on en profite pas toujours comme on le devrait. Là, c’est une journée par mois, au cours de laquelle on définit un “plan d’action” sur un certain nombre de thèmes, qu’il faut essayer de mettre en pratique d’ici la session suivante, au cours de laquelle on exposera devant le groupe les actions mises en place et les résultats obtenus… Le tout assorti d’un e-training entre chaque session.
La méthode est américaine. J’attends un peu de voir ce que ça va donner parce que je dois avouer que j’ai un à-priori plutôt négatif sur le management à l’américaine (le côté “toujours positif” et “péchu” a un peu tendance à m’agacer). La société met en place, depuis environ un an, un programme de sensibilisation et de formation pour son encadrement (pas trop tôt !!) mais je ne suis pas tout à fait sûr que ce type de management puisse se transposer facilement dans notre bonne vieille maison. Mais, après tout, qui sait ? Cela va peut-être lui redonner un coup de jeune…
En tous cas, l’accueil était parfait : au Marriott à Neuilly, donc tout à côté de chez moi
; et puis, le genre de petit détail accessoire mais plutôt cool : la fondue au chocolat, avec des fruits frais, à la pause de l’après-midi
… Pas génial pour mon tour de taille, mais c’est vraiment trop bon
!!
Bon maintenant, il faut mettre en oeuvre le “plan d’action”… et là, c’est déjà moins évident. A suivre…
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Mercredi matin, j’ai retrouvé avec grand plaisir A., une québécoise que j’ai prise dans mon équipe pour quelques mois, et qui était repartie au Canada début septembre pour renouveler son visa.
C’est un vrai bonheur de travailler avec elle: déjà, l’entendre parler me fait penser à mes amis de Montréal, où j’ai passé plusieurs fois de très très bonnes vacances (j’aurais certainement l’occasion de vous en parler par ailleurs et de vous montrer quelques photos
); et puis, on a une manière de travailler ensemble qui me convient parfaitement, et qui a l’air de lui convenir aussi. Alors, dans ces cas-là, les choses avancent vite, et bien ! Non pas que ça ne se passe pas bien avec les autres (enfin pour l’un d’entre eux, si quand même…), mais c’est quand même beaucoup plus compliqué à gérer.
Enfin, voilà, on est reparti pour un an et j’espère qu’on pourra faire quelque chose de bien du dossier que je gère avec A.
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J’essaie toujours d’en savoir un peu plus sur mon positionnement dans le département (je l’évoque ici). J’avance, j’avance mais pas encore suffisamment. A suivre…
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Samedi matin, j’ai complètement halluciné… et désolé pour ceux qui me liront, auprès de qui je vais probablement passer pour un vieux con, mais les 15-25 ans ne remontent décidément pas dans mon estime… Donc, samedi matin, 6h du matin, l’appartement est sombre et calme. Je dors. Jusqu’au moment où j’entends sonner à la porte. Un peu dans le flou, je laisse passer. Deuxième sonnerie. Bon, cette fois, je dois me lever… et je vous laisse imaginer la tête que j’ai quand j’ouvre la porte… pour trouver devant moi la copine (?) de mon jeune voisin (lui aussi j’aurais probablement l’occasion d’en reparler
), qui me demande si j’ai un paquet de cigarette à lui vendre, en me montrant le billet de 10 euros qu’elle a dans la main !!! J’ai du lui faire ma tête des mauvais jours (enfin, version endormie) en lui répondant que je ne fume pas, parce qu’elle attérit et me lance : “Oh je suis désolée, je vous ai réveillé ?” Genre “blonde”…
Qu’est ce qu’il faut avoir dans la tête pour aller réveiller un voisin à 6 heures du matin pour lui demander un paquet de cigarette, je vous le demande ! Si, au moins, il y avait eu de la lumière à l’intérieur, ok, j’aurais compris. Non décidément, ils n’ont aucune conscience de leur environnement; je devrais même dire qu’ils n’en ont vraiment rien à foutre, c’est de l’égocentrisme à l’état pur. Je ne veux pas généraliser, mais moi et les gens de mon âge, il me semble tout de même qu’on a été éduqués un peu plus dans le respect des autres.
Enfin… ça promet !
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En matière de réjouissances : samedi soir, j’ai retrouvé R. et Dom. pour boire un verre (enfin… deux), aller dîner (japonais) et …. retourner boire un petit verre
. E. et Did. nous ont rejoint après le resto. Une petite soirée bien sympathique pour agrémenter le week-end !
Aujourd’hui, mode ralenti avec juste une petite ballade dans l’après-midi. Et c’est reparti pour une nouvelle semaine !
P & G
Lundi, 24 septembre 2007
Non, je n’ai pas fait une erreur dans le titre, en voulant donner l’endroit où je suis allé faire un tour cet après-midi… ce n’était pas un après-midi shopping
!
C’était le dernier jour de l’expo “Pierre et Gilles”, et pour rester tout à fait égal à moi-même, il a fallu que j’attende ce jour-là pour enfin me décider à y aller. Et je ne le regrette pas ! Tout a contribué à ce que la première moitié de l’après-midi soit parfaite : un beau soleil, deux très bons amis, E. et R., qui m’accompagnaient, et cette expo, que j’ai trouvée tout à fait réussie.
D’abord le lieu… Bien qu’habitant la région parisienne depuis bientôt 12 ans, j’ai un peu honte d’avouer que je n’étais pas encore allé au Jeu de Paume. Et ce n’est pas le pire que j’aie à avouer
… Mais peu importe pour l’instant
: j’ai trouvé l’endroit agréable à arpenter, tout à fait adapté à des expositions de taille moyenne, comme c’est (c’était) le cas pour celle-ci. Beau bâtiment de plus, réaménagé entre 1987 et 1991 avec de larges percées vers l’extérieur, ce qui en fait un espace très lumineux.
Je ne connaissais que quelques oeuvres de Pierre et Gilles, vues dans les magazines, sans avoir cherché à m’y intéresser davantage. J’ai retrouvé l’imagerie idéalisée, un peu kitsch, très colorée et impudique que j’avais en tête (“Le Petit Jardinier”, “Saint Sébastien” etc…) mais nettement plus intéressante à regarder en grand format (certaines photos tout spécialement
) et accrochée dans des cadres très travaillés, en bois, en métal, en plastique… rarement sobres mais mettant très bien les photos en scène, des oeuvres en soi pour certains.
Un coup de coeur pour un superbe portrait d’un jeune homme qui s’appelle Axel. Malheureusement je ne me souviens plus du titre de la photo
ups: . J’essaierai de vous le retrouver (le titre bien sûr… Axel, si je le trouve, désolé mais je le garderai pour moi
). Les clins d’oeil vidéo de la salle de documentation étaient très sympa aussi.
Tout n’était pas exposé (trente années de travail, ça n’a pas dû être simple à résumer…) mais ça m’a donné envie de m’attarder un peu plus dans le détail sur certains thèmes ou séries de photos. L’objectif sous-jacent d’une telle exposition est atteint en ce qui me concerne
!
Après l’expo, une petite ballade dans le Jardin des Tuileries et puis un petit verre dans le Marais, avec d’autres amis qui sont venus nous rejoindre, pour clôturer l’après-midi… et un week-end fort sympathique !
The World is Everything
Vendredi, 21 septembre 2007
Il salue le public de la Cigale les deux mains jointes, en s’inclinant. Ses acolytes (Steve Jansen, Théo Travis, Keith Lowe et Takuma Watanabe) et lui viennent de terminer le 2e rappel avec “Wonderlust”.
Se termine une heure et demi de bonheur où se sont succédés des titres de sa dernière formation, Nine Horses (“Wonderful World”, “Snow Borne Sorrow”, “Atom & Cell”) avec des titres de ses anciens albums (“Brilliant Trees”, “Fight The Bullfight”,”Ride”, “Fire in the Forest”, “Mother & Child”) de titre de Rain Tree Crow (“Every Colour You Are”) ou encore des collaborations avec Ryuichi Sakamoto (“World Citizen”) ou the Readymades (“Sugarfuel”).
L’homme ne fait pas danser les foules et n’est pas très bavard. Son long corps mince sanglé dans une chemise et un pantalon noirs, il chante et joue de la guitare assis, tout le long du concert. Les morceaux s’enchaînent les uns après les autres (certains sont même enchaînés sans rupture, voire imbriqués dans d’autres), avec un “Thank you” sobre et presque distant (timide ?) quand le public l’ovationne à la fin de chaque morceau. Tout au plus, à deux ou trois reprises, fait-il un petit commentaire pour présenter les titres qui sont des collaborations avec d’autres artistes ou introduire les autres musiciens.
Mais nul besoin de beaucoup de mots, à vrai dire. L’entendre chanter suffit. L’écoute est presque religieuse; le silence se fait dès les premières notes; puis la voix… la voix…grâve et vibrante, suave mais pas affectée… ce qui m’a conquis les premières fois où je l’ai entendue. Et puis son univers : mélange de sonorités jazz, d’électronique, d’ambient, quelques notes de piano ou accords à la contrebasse, qui donne à sa musique ce ton très particulier.
Son univers musical inspire le respect. Il a l’assurance du mien, inconditionnel, depuis longtemps…
Namaste, David Sylvian.
http://www.davidsylvian.com/tour/tour_images.html
